Dossier Cinéma: Devenir futur réalisateur

Publié par Zorobama

Dossier Cinéma: Devenir futur réalisateur

Salut à tous,

                                                      Avant-propos:

Comme je l'avais annoncé sur Tumblr, je vous sors enfin ce fameux dossier portant sur le Cinéma. Il disposera d'un sommaire ainsi que de nombreuses photos pour expliquer certaines techniques et autres plans en tous genres. J'espère que cela vous plaira puisque c'est le fruit de nombreuses recherches que j'ai effectué en consultant des sites Web ainsi qu'en visionnant quelques vidéos sur Youtube. J'ai fait cela puisque je m'intéresse beaucoup au cinéma et aimerai, un jour, pouvoir réaliser quelques court-métrages ou même d'autres formats plus longs, si possible, sur ma chaîne Youtube. En lisant tout ceci, vous pourrez vous aussi vous lancer dans l'aventure grâce à ce petit guide vous donnant les bases pour devenir un futur réalisateur
Attention: je tiens à préciser que je ne fais pas cela en justifiant d'une quelconque science infuse mais qu'en tant qu'amateur, j'aimerai pouvoir, tout de même, aider d'autres personnes à poursuivre ce rêve. 

  1. Introduction
     
  2. Bases pour les prises de vues:
    Définitions
    Différents Plans possibles
    Mouvements possibles
    Positions possibles
    Quelques règles

     
  3. Scénario:
    Définition
    Comment le structurer?

     
  4. Montage:
    Techniques de montage
    Types de raccords
    Type de montage
    Logiciels

     
  5. Le son:
    Définition
    Conseils sur la prise de son
  6. à venir

Le sommaire sera agrandi au fur-et-à mesure que j'ajouterai des éléments ici puisque ceci n'est qu'une ébauche du dossier final car j'ai encore des recherches à faire pour l'étoffer ainsi que des éléments à analyser pour savoir si il est important de le notifier ici.
 

1. Introduction:

En voyant cet avant-propos, vous devez vous dire mais il est taré ce mec à se mettre dans pleins de projets et comment il pense être légitime pour pouvoir penser, une seule seconde, nous enseigner quelque chose sur la réalisation alors que l'on a pas vu de quoi il était capable. La réponse est simple: je ne pense pas être légitime mais, étant un amoureux d'écriture, de cinéma et de réalisation, je me suis dit que ce serait sympa de donner quelques bases théoriques sur mon blog puisque la pratique, ce n'est pas moi qui vais vous donner car, comme dans tout art, elle s'obtient grâce à l'expérience. Bonne lecture à tous.
 

2. Bases pour les prises de vues:

Définitions:

Un Plan est une prise de vues comprise entre la marche et l'arrêt de la caméra. Un plan va durer quelques secondes à quelques dizaines de secondes et c'est également l'unité de base du langage cinématographique. Lors du montage, il peut être raccourci, intercalé ou morcelé avec d'autres plans afin de créer des plans de montage.
Une Séquence est un ensemble de plans situés dans le même espace (lieu) - temps.
Une Scène est formée d'une ou plusieurs séquences qui se rapportent à une même action et se déroulant en plusieurs espaces (lieu) et temps.

Un Cadre est la limite de l'image et est une portion de la réalité en deux dimensions isolée par la caméra.
Un Champ est une portion de l'image en trois dimensions dans le "réel" étant délimitée par le cadre.
Un Hors-Champ est l'ensemble des éléments qui ne sont pas inclus dans le champ (ce qui est visible) mais qui sont rattachés par l'imaginaire du spectateur

Exemple: Un homme, sur un plongeoir, saute. La piscine est alors hors-champ sauf que le spectateur va directement la rattacher inconsciemment au plongeon.

Un Contre-Champ est un espace complémentaire du champ.

Exemple: Quand on filme une conversation, on voit successivement la personne qui parle (champ) et celle de dos (contre-champ).

Une Profondeur de champ est l'espace de netteté obtenue par la mise au point durant une prise de vue.
Un Espace Filmique est l'association du champ et du hors-champ.
Une Amorce est un objet situé au premier plan
Un Décadrage est une rupture volontaire de l'horizontalité du cadre. Ce style très particulier de composition va permettre de vider le centre de l'image au lieu de le remplir dans le but d'évoquer plutôt que de montrer.
 

Plans sur un personnage

Différents Plans possibles:

La Valeur d'un Plan correspond à la taille qu'occupe le sujet principal au sein de l'image. On dénombre douze valeurs différentes permettant de provoquer un effet différent sur les spectateurs.
 


Plan général

Plan général (PG): Situer

Il situe l'action dans son contexte géographique et topologique.
 


Plan d'ensemble

Plan d'ensemble (PE): Situer

Il cadre un ou plusieurs personnages dans l'environnement. C'est le plan d'exposition par excellence.


Plan de demi-ensemble

Plan de demi-ensemble (PDE): Situer

Il ne couvre qu'une partie du décor ou de l'action. Il va servir à concentrer l'attention sur un groupe humain bien particulier.


Plan moyen ou plan pied

Plan moyen (PM) ou plan pied (journalisme): Attester

Il cadre un ou plusieurs personnage(s) en entier. Il sert à concentrer l'attention sur le ou les personnage(s) souvent dans un espace qui les situe.


Plan italien

Plan italien (PI): Attirer l'attention

C'est un plan montrant le personnage jusqu'aux genoux. Son utilisation est devenue puisqu'on lui préfère le plan suivant: le plan américain.


Plan américain

Plan américain (PA): Attirer l'attention

Il va cadrer les personnages à mi-cuisses et permet de rapprocher davantage le spectateur aux personnages. Ce plan permet également de montrer plusieurs personnages lors d'un dialogue sans avoir à modifier la position de la caméra. C'est donc un plan de confrontation qui permet l'action. Il tient son nom du fait qu'il a été le plan typique des films américains durant les années 1920 et suivantes. 


Plan mi-moyen ou rapproché taille ou poitrine

Plan mi-moyen (PMM) ou rapproché taille (PRT) ou plan poitrine (journalisme): Souligner

Il cadre les personnages à la ceinture et sert à isoler encore plus un ou deux personnages. C'est un plan de séduction ou de bagarre naissante. 


Plan rapproché ou rapproché poitrine ou poitrine

Plan rapproché (PR) ou rapproché poitrine (PRP) ou plan poitrine (journalisme): Préciser

Le personnage est alors en confidence et permet au spectateur de profiter des détails sur son visage. C'est un plan intime ou celui d'un baiser.


Gros plan

Gros plan GP: Dramatiser

Il va permettre de lire directement les émotions d'un personnage et ses réactions les plus intimes. C'est le plan de l'analyse psychologique ou de la sensualité ou encore de l'expressivité. 


Très gros plan

Très gros plan (TGP): Focaliser

Il va montrer un détail du visage (yeux ou bouche) ou du corps. Généralement, ce plan est très bref et va suivre dans la progression du récit ou du suspense afin d'attirer l'attention sur un détail furtif dramatiquement important. 


Plan d'objet ou de détail

Plan d'objet (PO) ou plan de détail (PDD): Montrer

C'est un plan explicatif qui montre un objet.


Insert

Insert (I ou In): Focaliser

C'est le plan d'un objet. 

Deux cas à part:

Plan composite:

Ceci est à part puisqu'au début du cinéma, les réalisations avaient pour habitude de mélanger des images provenant de plans différents pour permettre d'en créer un nouveau qui est composé d'éléments de plans originels. On parle ainsi de plan composite. De nos jours, on l'utilise principalement dans la réalisation d'effets spéciaux. C'est aussi le plan le plus dur à obtenir et c'est pourquoi il est très souvent utile d'en faire un storyboard au préalable.


Dispositif d'une caméra subjective

Exemple de caméra subjective

Exemple de caméra subjective

Caméra subjective:

Cette prise de vue est utilisée lorsque l'on veut mettre le spectateur au centre de l'action en lui donnant l'impression de vivre l'action comme si c'est lui qui l'effectuait. C'est le genre de vue qui est utilisée dans les FPS, par exemple.

Maintenant, nous allons pouvoir passer aux mouvements possibles de caméra.

Mouvements possibles:
 


Panoramique horizontal et vertical

Le panoramique:

C'est un mouvement de rotation de la caméra sur l'un ou l'autre de ses axes à l'horizontale ou à la verticale.
Lorsque la caméra peut être activée sur son axe vertical de gauche à droite ou inversement, on parle de panoramique horizontal. Il est identique au mouvement de la tête quand l'horizon est parcouru par le regard. (en anglais: on l'appelle pan. The camera is panning). 
Elle peut également être activée sur un axe vertical de haut en bas ou inversement, on parle de panoramique vertical. Il est identique au mouvement de la tête parcourant un paysage alpin du fond de la vallée au sommet ou inversement. (en anglais: on l'appelle tilt. The camera is tilting). 
Bien sûr, on peut aussi combiner les deux formes de panoramique.


Travelling (ici, sur rails)

Le travelling:

C'est un déplacement de la caméra au cours de la prise de vues dont l'une des utilisations est de suivre un sujet parallèlement à son mouvement et une autre est de se rapprocher ou s'éloigner du sujet ou encore de le contourner. Eventuellement, on peut aussi s'en servir afin de relever de nouveaux aspects vis-à-vis du sujet
Il peut être obtenu grâce à une caméra portée, un steadicam (système d'amortissement portable, voir image ci-dessous) ou encore en posant la caméra sur un chariot spécial sur pneus et sols préparés préalablement ou sur tout objet roulant, naviguant, glissant ou volant. On peut aussi la faire se mouvoir sur des rails métalliques ou la monter sur une grue. Cela permet de déplacer la caméra de façon linéaire ou lui faire faire des variations de hauteur durant la prise de vues.


Steadicam à vide

Steadicam

Dispositif sur rails

Dispositif naviguant

Dispositif de grue

Zoom étape par étape

Le zoom:

Il est principalement utilisé afin de réaliser un travelling optique avant ou arrière
En gardant la caméra fixe, on zoome (en avant ou en arrière) afin de donner l'illusion que l'on se rapproche ou s'éloigne du sujet. Le zoom peut aussi être couplé à un panoramique ou un travelling. 
Par rapport au mouvement mécanique, le mouvement de zoom est caractérisé par sa platitude photographique. Il ne déforme pas la perspective, étant le grossissement ou la diminution d'une image virtuelle par un jeu de loupes mobiles. 
On peut aussi réaliser un coup de zoom, aussi appelé zoom coup de poing,
qui consiste à réaliser un zoom rapidement sur un objet ou un visage dans le but de produire un effet de surprise
.

A présent, on se pencher sur les positions possibles de la caméra

Positions possibles:
 


Position horizontale

Position horizontale

Horizontale:

On a d'abord celle qui est la base puisque la plupart des prises de vues se font, en général, horizontalement en mettant la caméra au même niveau que le décor ou les personnages


Plongée sur un décor

Plongée sur un personnage

Plongée:

La caméra se situe au-dessus du sujet filmé. Elle engendre une forme d'écrasement du sujet qui est ainsi montré en position d'infériorité


Contre-plongée sur un décor

Contre-plongée sur un personnage

Contre-plongée:

C'est donc le contraire de la plongée: ici, la caméra est en-dessous du sujet filmé. Elle va permettre de donner une impression de puissance et de grandeur au personnage qui est montré par ce type de prise de vue.

Pour terminer, comme dans tout art, il y a quelques règles qu'il faut respecter.

Quelques règles:

La première est la plus importante de toutes puisque c'est celle des 180°:
 


Règle des 180°

Elle est très utile afin de tourner les dialogues (ou séquences dialoguées) mais c'est également une notion qu'il faut avoir en tête lorsque l'on construit un plan.
La règle dit ceci: "Lorsque l'on filme, il ne faut jamais franchir la ligne de regard entre deux personnages afin de conserver la cohérence spatiale entre les plans"

Voici l'explication avec deux personnages (où les acteurs ne se déplacent pas):

Ils se regardent dans les yeux donc cet échange de regards permet de dessiner une ligne imaginaire entre les acteurs que l'on appelle "ligne de regard". Le regard est la notion-clé de la règle des 180° et se déplace en fonction des personnages. Si l'un des acteurs bouge alors une nouvelle ligne de regard va se dessiner entre les deux.


Ligne de regard en noir

La règle impose de poser sa caméra dans le demi-cercle de son choix ainsi nous ne sommes que d'un côté de la ligne de regard, ce qui va permettre de conserver une cohérence spatiale quelque soit la position de la caméra
On peut filmer avec trois caméras ou une seule pour changer chaque plan. Le premier montre les deux acteurs dans un plan d'ensemble (aussi appelé master) puis, tour à tour, on montre un des acteurs pour dévoiler leurs expressions et répliques (en usant du champs et du contrechamps).

En voici l'organisation des plans à effectuer:

Ici, on a le champs, master et contrechamps

Plan 1: le master:

Il va permettre de situer la scène et son espace. On voit, en un coup d'oeil, où sont placés les personnages les uns par rapport aux autres.

Plan 2: le champs:

Il va montrer généralement le premier personnage qui s'exprime. L'acteur peut apparaître seul à l'image ou avec son interlocuteur en amorce (on verra donc son bras ou son épaule). Si il est à gauche de l'image, il regardera à droite du cadre et inversement.

Plan 3: le contrechamps:

Il fait face au champs. Il montre donc le second qui s'adresse au premier.

La cohérence spatiale:

En opposant les plans, les acteurs semblent se faire face naturellement car ils regardent dans la direction de leur partenaire. Grâce à la règle des 180°, on a su où poser la caméra. 
Cependant, si on franchit la ligne de regard, on obtient des plans où les acteurs vont regarder dans la même direction. Ce qui va perdre le spectateur en l'empêchant de visualiser l'espace dans lequel la scène est en train de se dérouler.


Conclusion:

Cette règle permet donc de donner de la cohérence entre les plans que l'on filme. Elle va s'appliquer aux dialogues simples comme complexes où les acteurs vont se déplacer ou peuvent être bien plus nombreux. Il faut garder en tête, lorsque l'on filme, tout changement d'espace doit être montré au spectateur, les masters sont un moyen permettant d'y parvenir car on voit la scène évoluer alors les changements d'axes de regard ne vont pas déranger puisqu'on ne manque rien de l'action en cours. 


Règle des trois tiers

La seconde règle est celle des trois tiers:

Elle va consister à diviser en trois bandes verticales et trois horizontales l'image présente dans le viseur de l'appareil photo et, ainsi, en traçant entre chacun des tiers, des traits imaginaires verticaux et horizontaux. Cela va mettre en valeur le sujet d'une photographie ou d'un dessin en le positionnant sur ces fameuses lignes à l'intersection de deux d'entre elles.


Scénario

3. Scénario:


Mais qu'est-ce que c'est?

Définition:

Il va servir à y écrire et détailler le film ou la vidéo que l'on va réaliser et comporte deux étapes afin de le finaliser pour pouvoir passer à sa réalisation. Il comporte donc un début guidé jusqu'à la fin par des séquences. Avant, on doit rédiger un synopsis (c'est un résumé en quelques lignes sans dialogues) qui va nous permettre de le faire lire à des production et doit répondre aux questions: Qui? (personnages) et Quoi? (intrigue). La longueur indicative le concernant est d'une page pour un court-métrage ou format plus court (sketch, pub, clip ou parodie) et de 4 pages pour un long métrage ou documentaireOn doit aussi joindre une note d'intention qui est un texte constitué de plusieurs pages qui va accompagner notre scénario pour donner de la profondeur aux idées que l'on désire soulever dans son film.

Comment le structurer?

On commence donc par la Séquence amorce qui va présenter le genre et le sujet du film suivie d'une 
Séquence d'exposition servant à présenter les personnages, lieux et le début de l'histoire suivie d'une
Séquence de développement qui va faire évoluer l'histoire suivie du
Climax qui est le moment-clé qui va permettre de monter l'intrigue à son sommet suivie de la
Séquence de dénouement où tout rentre dans l'ordre. Cela peut se terminer sur une fin ouverte (que l'on appelle cliffhanger) qui peut être un coup de théâtre. Ce procédé sert souvent à sous-entendre qu'il y aura une suite.
Ensuite, on conclut par un Générique de fin.


Découpage technique

On réalise la seconde étape du procédé qui va être le découpage technique:

C'est le stade terminal du scénario. Il va être là pour créer un pont entre le papier et ce que l'on va montrer à la caméra. Il peut prendre deux formes:
Forme écrite: Il est rédigé comme le scénario sauf qu'il est beaucoup plus détaillé
Forme dessinée: On l'appelle aussi le storyboard.


Storyboard

On y appose, d'abord, le numéro de la séquence, puis le titre, lieu de l'action, type de lieu (extérieur ou intérieur) et le temps (jour ou nuit).
On y décrit ensuite l'action au présent. Pour les dialogues, on va noter le nom du personnage, une parenthèse (optionnelle) va servir à donner des précisions et des guillemets seront utiliser pour le texte. 
Une voix hors-champs sera dans l'action.
Une voix off (aussi pour les pensées des personnages) ne sera pas dans l'action.
Voix-in sera filtrée par un objet
.
On décrit, par la suite, le décor et les plans de caméra avec la musique et tous les bruitages que l'on va ajouter. C'est ce que l'on va entendre et voir. C'est donc une description du film en temps réel.


Les bonnes vieilles pellicules

4.Montage:


La joie du montage

Techniques de montage:
 


Montage Cut

Le montage Cut:

Ce type de montage va servir à mettre bout à bout deux plans

Le montage avec ponctuation qui comprend différents procédés:


Fondu enchaîné

1) Le fondu enchaîné consistant à faire disparaître progressivement une image au profit d'une autre. Cela est basé sur un système de surimpression.

2) L'ouverture au noir qui va permettre de remplacer progressivement un écran noir par une image.

3) La fermeture au noir, étant l'inverse de l'ouverture, va consister à remplacer progressivement une image par un écran noir.


Fermeture à l'iris

4) La fermeture à l'iris qui va se présenter comme un cercle partant des bords de l'image jusqu'à se rétrécir peu à peu en recouvrant l'écran de noir.


Procédé de l'iris grâce à la caméra

5) L'ouverture à l'iris qui, elle, va partir du centre de l'image pour se répandre jusqu'aux bords de l'image.

Les volets:
Ce procédé va balayer l'image par une autre. C'est également une figure courante du cinéma muet puisque cela permet de mettre l'accent sur un fragment de l'image.
Son nom vient qu'au départ, on la réalisait grâce à l'iris de l'objectif de la caméra.

Le volet au noir:

Ce procédé est utilisé lorsque l'on balaye l'image grâce à une image noire.

Le volet naturel: 

On va couper le plan au moment où un acteur ou objet va passer de l'objectif afin de l'obstruer complètement (noir). On poursuit le montage sur un autre plan où on passera du noir à une image grâce à un effet ou un autre volet naturel dans le but d'introduire le plan suivant.


Des images à raccorder encore et encore

Types de raccords:

Le raccord dans l'axe:

Il est aussi appelé la règle des 30°. Lors du montage, quand on passe d'un plan d'ensemble à un plan rapproché ou inversement sans que la caméra ait changé d'axe. Il existe cette règle qui stipule d'éviter les raccords entre deux plans avec un écart d'axe de moins de 30°. A l'image, cela donne l'impression d'un saut sauf si on veut vraiment cet effet, cela est indésirable.

Le raccord de regard:

Quand un plan A montre un acteur regardant un objet ou une scène, souvent hors-champ, répond un plan B qui va dévoiler de son point de vue ce qu'il observait. Le raccord de regard est lié à la figure du champ et contrechamps qui ne lui est pas réductible.

Le raccord de mouvement ou de geste:

Lorsque l'on opère une coupe au début d'un mouvement et que l'on raccord au plan le suivant la poursuite ou fin de ce même geste, il doit être à la même vitesse ainsi que dans la même direction.
Cette coupe va permettre de cacher la substitution d'un personnage par un autre, le second achevant le mouvement effectué par le premier. On peut profiter de ce raccord pour réaliser une ellipse donc une accélération de narration par l'omission d'un passage d'action superflu et ne prenant que le tout début et la toute fin du mouvement.

Le raccord au flou:

Il tient plus de l'effet que du raccord. On va terminer un plan A par un flou et commencer le plan par un autre flou. Cela permet d'introduire un changement temporel dans notre narration.

Le raccord de direction:

Il consiste à faire succéder un plan d'un personne sort du champ par celui d'une autre personne y entrant. Le champ peut alors être totalement différent d'intérêt.

Le raccord panoramique:

Il est souvent employé dans les films d'action dans le but de soutenir le rythme. Il va s'agir de terminer le plan A par un panoramique rapide dans un sens et de débuter le plan B suivant par la même technique. C'est ainsi l'équivalent des "lignes de vitesse" que l'on peut voir dans le monde de la BD, des dessins animés, comics et mangas.

Le raccord par analogie:

Afin de raccorder deux plans, on va utiliser une similitude de formes ou couleurs par le biais du fondu enchaîné ou au noir. Le fondu va constituer un des principaux moyens de l'ellipse cinématographique à dominante spatiale ou temporelle. Il va servir au flashback par exemple.

 


Silence, on monte

Type de montage:

Le montage chronologique:

Il va suivre, tout simplement, la chronologie de l'histoire.

Le montage alterné:

Il consiste à faire une juxtaposition de deux ou plusieurs actions qui ont un rapport de consécution ou de simultanéité et pouvant se rencontrer comme une course automobile, course poursuite ou encore les scènes d'infiltration.

Le montage parallèle:

Celui-ci va être une alternance de deux actions entre lesquelles on ne peut établir de relation chronologique mais uniquement de rapports d'ordre thématiques.

Le montage par abjonction d'images:

Il va avoir pour but de créer des associations d'idées pour traduire tel ou tel sentiment ou émotion.

Le montage par leitmotiv:

Ce sont des séquences qui s'organisent autour d'un thème revenant chaque fois, lancinant et annonçant des images qui vont suivre.

Logiciels: (à venir)


Le son

5. Le Son:

Définition:

Les éléments audio sont classées en 2 catégories:
La première concerne les sons diégétiques qui sont tout ce qui existe dans l'histoire sans montage comme les dialogues, le bruit émis par les personnages ou encore le bruit ambiant.
La seconde va concerner les sons extradiégétiques qui vont être la musique ou encore une voix off ajoutée au montage. 
La zone acousmatique comprend ensuite tout ce qui n'est pas émis dans le champ que les sons diégétiques ou non. Cette zone va constituer des sons hors-champ qui sont émis lors du tournage mais dont on ne voit pas la source ainsi que les sons OFF qui sont ajoutés au montage. Pour conclure, les sons IN concernent ce qui émane du champ.

Conseils sur la prise de son: (à venir)